J’ai eu le plaisir d’interviewé Marie Alice DAUPHIN, je la remercie de m’avoir accordé un peu de son temps pour nous parlé de généalogie
.
Eric FERRA :
Si tu devais te décrire en une ou deux phrases comment pourrions nous mieux te connaître ?
Marie Alice DAUPHIN :
57 ans, un mari, deux grands enfants, chaleureuse, sensible, mais explosive, perfectionniste parfois jusqu'à l'excès car pas toujours très sûre de moi... Dis donc, j'ai l'impression de réponse à
une annonce matrimoniale !!! [rire...]
Eric FERRA :
Tu es lectrice et abonnée à la lettre d’information (newsletter) de GeneActu, quelle a été ta première découverte sur le blog, comment l'as tu trouvé ?
Marie Alice DAUPHIN :
Tout a été découvertes !!! GeneaNet par son courrier hebdomadaire sait toujours placer les sites intéressants. Je n'ai pas été déçue. Ce qui m'a surprise, c'est cette envie de partage gratuite
sans arrière pensée. J'avais des difficultés pour certaines recherches et grâce à toi j'ai eu ma réponse avant même d'avoir posé ma question !
Eric FERRA :
Que penses-tu des blogs d’information et d’actualité généalogique et quel genre
d’information attends-tu de ces médias ?
Marie Alice DAUPHIN :
Je pense qu'Internet est un formidable outil de communication ! En avançant peu à peu en
généalogie je découvre tout un monde d'informations diverses qui à un moment donné peuvent m'interpeller ou même, me permettent d'entrer dans des mondes surprenants. En fait on s'enrichit les uns
les autres et malgré mon peu de savoir je suis heureuse de pouvoir aussi, de temps en temps, apporter mon aide.
Eric FERRA :
Qu’est qui a fait qu’un jour a fait que tu
t’intéresses à la généalogie ?
Marie Alice DAUPHIN :
Là c'est le point sensible... Ma mère a eu une enfance terrible ; on pourrait écrire un livre sur sa vie. Son père,
immigré italien en Algérie y a épousé une italienne . Ils ont eu une fille. Un jour mon grand-père s'est rendu compte que sa femme le trompait avec son meilleur ami et associé. Ce fut terrible.
Il abandonna femme et enfant et disparut sans plus donner de nouvelles. Plus tard, il rencontra ma grand-mère, d'origine italienne aussi et lui fit 2 filles (dont ma mère). Elle est morte devant
ma mère qui avait alors 4 ans. Mon grand-père, maçon, partit en déplacements sur les chantiers puis eu un accident très grave (6 mois d'hôpital). Ma mère et sa soeur se retrouvèrent en
orphelinat, chez les soeurs à Constantine car leur père ne pouvait pas s'occuper d'elles. Lorsque ma mère eu 13 ans, elle apprit de son père qu'elle avait une demi-soeur qui venait d'avoir une
fille. Puis, plus un mot : on ne parlait pas de ces choses avant. J'ai perdu mon grand-père en 1958. Ma mère a toujours eu à coeur de retrouver sa soeur. Après quelques essais infructueux, je me
suis lancée, en décembre 2003, dans des recherches plus ciblées, conseillée par un cousin du côté de mon mari, passionné de généalogie. J'ai retrouvé sa trace. Elle était décédée depuis 1992 et
nous avons pu enfin mettre un chapitre important dans notre histoire grâce à sa fille, ma cousine. Cette première rencontre fut un moment d'intense émotion, où j'ai ressenti inconsciemment le
besoin de tout donner en un instant, amour, affection, partage, comme pour rattraper ce morceau de vie que l'on n'a pas vécu ensemble....
Eric FERRA :
Qu’est ce qui te plaît dans la généalogie, le coté investigation ? le côté découverte historique ?
Marie Alice DAUPHIN :
Pour moi les deux sont indissociables. Plus mes ancêtres me donnent « du fil à retordre » plus j'ai la sensation de les connaître, je
les côtoie dans leur passé et ils font partie de ma vie. Par des lettres, des objets, des photos, des dessins, on peut les imaginer dans leur contexte :métier, guerre, vie quotidienne,
souffrances... et ces pages d'histoire là ne sont pas écrites dans les livres.
Eric FERRA :
Suite à un article que j’ai rédigé sur GeneActu, tu as recherché un conseil de
famille, quel a été pour toi l’intérêt d’un tel document ?
Marie Alice DAUPHIN :
J'y ai trouvé une liste de parents et cela me laisse supposer qu'il y a eu un maire dans la famille. De plus, l'orthographe des noms étant approximative
mon ancêtre Anaclet Othello était devenu « Jean Maclet » : il faut vraiment tout envisager quand on fait des recherches.
Eric FERRA :
Dans ta généalogie, as-tu des ancêtres qui t’ont plus marquée que les
autres ?
Marie Alice DAUPHIN :
Retrouver la trace de la demi-soeur de ma mère : la savoir décédée seulement depuis 1992 m'a beaucoup peinée. A quelques années près nous l'aurions
connue.
J'ai aussi eu beaucoup de difficultés pour retrouver les ascendants de mon arrière-grand-mère paternelle ; un nom pas ordinaire Hotelot et lorsque j'ai retrouvé son grand-père Anaclet
Othello avec la mention né de père et mère inconnus déposé au tour de l'hospice d'Issoire en 1814, cela m'a fichu un sacré coup : peine pour cet
enfant et branche sciée...
Eric FERRA :
Comment aimerais-tu voir évoluer la généalogie dans les prochaines années ?
Marie Alice DAUPHIN :
Je ne sais pas encore car c'est moi qui évolue doucement dans le système... Peut-être plus de souplesse dans les systèmes administratifs.
Eric FERRA :
Peut ton voir ta généalogie sur internet ?
Marie Alice DAUPHIN :
Oui, sur GeneaNet :
http://gw.geneanet.org/dauphinmarie
et dès que je serai plus calée en informatique je ferai comme toi (enfin j'essayerai) et je me ferai un site où je pourrai installer un tas de choses...
Eric FERRA :
Avant de terminer, souhaites-tu ajouter un dernier commentaire ?
Marie Alice DAUPHIN :
Bravo pour ton blog, ton site et pour tout le travail que tu fais. Merci aussi à tous ceux qui partagent leur expérience sur le Web qui finalement abrite une formidable
chaleur humaine.
Fin de l'interview...
Tres riche cette interview.
Lorsque nous sommes dans le doute ou n'avancons plus dans nos recherches, de tels articles nous donne un nouveau souffle,une nouvelle motivation.